Face-à-face

Pour commencer, un tableau pour comparer…

Mémoire parfaite Disque dur magnétique Mémoire flash NOR Mémoire flash NAND
Manière d’accès aux données Aléatoire Séquentiel Aléatoire Séquentiel
Temps d’accès aux données Tends vers 0 8,65 ms N.C. 0,588 ms
Vitesse d’écriture d’un octet Tends vers +∞ 70,2 MB/s N.C. 116,2 MB/s
Vitesse de lecture d’un octet Tends vers +∞ 77,3 MB/s N.C. 120,4 MB/s
Interaction au sein du système Variable À travers une interface10 Directe avec le microprocesseur À travers une interface10
Environnement 100% recyclable Recyclable en grande majorité Oxyde : dangereux Oxyde : dangereux
Encombrement Minimum Imposant Faible encombrement Faible encombrement
Bruit Silencieux Bruyant Silencieux Silencieux
Capacité disponible sur le marché Non disponible Jusqu’à 3 To11 512 Mo Jusqu’à 1 To
Capacité annoncée (prochainement disponible) Aucune annonce 5 To Aucune évolution annoncée 2 To
Prix moyen (pour 160 Go) Tends vers 0 € 35 € N.C. 390 €
Les valeurs des vitesses d’écriture/lecture et du temps d’accès aux données sont issues d’un benchmark réalisé sur un HP Pavilion dv7-1245ef pour le disque dur de marque Western Digital d’une capacité de 250 Go. Les résultats des différents tests concernant la mémoire flash NAND ont été réalisés sur un ordinateur de puissance équivalente sur un modèle SSD de marque Memoright d’une capacité de 34 Go. Les valeurs sont susceptibles de varier d’une configuration et d’un modèle à l’autre.
Les capacités maximales des différents modèles de stockage de masse ainsi que leurs prix datent de janvier 2011. Ces données peuvent varier.
L’interaction au sein du système « variable » signifie que la mémoire pourrait être en communication directe avec le processeur ou avec une interaction via une interface.
L’encombrement minimum est limité par la physique quantique imposant une existence réelle.

 

 

On peut le constater, chaque type de stockage de masse présente plusieurs points forts ou points faibles. Dans cette confrontation, nous comparerons les différents types de stockage de masse à une mémoire parfaite pour déterminer laquelle se rapproche le plus de cette dernière.

La manière d’accéder aux données joue un joue fondamentale sur la vitesse d’accès et la vitesse de lecture/d’écriture. L’accès aux données de façon aléatoire présente un avantage sur le temps d’accès, la vitesse d’écriture et de lecture, car elle ne nécessite pas de passer par chaque bit pour atteindre la cellule voulue. De ce fait, la mémoire flash NOR est plus rapide que la mémoire flash NAND même si aucun test de benchmarking n’a pu être réalisé en raison de son indisponibilité sur le marché du grand public.

 

Benchmarking du disque dur Western Digital de 250 Go avec HD Tune Pro

 

Le disque dur magnétique est le périphérique de stockage de masse le plus lent de sa famille, elle dispose d’un temps d’accès 9 fois plus lent que la mémoire flash NAND, quasiment 2 fois plus lent en lecture et écriture par rapport à la mémoire flash NAND.

Grâce à la haute vitesse proposée par la mémoire flash NOR, elle a été conçue spécifiquement par les entreprises de microprocesseurs dans le but de stocker le microprogramme des cartes mères et autres systèmes embarqués de différents appareils (imprimantes, lecteurs DVD…) contrairement aux disques durs magnétiques et la mémoire flash NAND qui sont fait pour le stockage de haute capacité, doivent passer par une interface (IDE, S-ATA, P-ATA, SCSI, etc.) pour pouvoir communiquer avec les différents organes d’un appareil.

 

Disque dur Seagate avec une interface SCSI

 

Cependant, les mémoires flash NOR offrent une capacité de stockage relativement faible, jusqu’à 512 Mo, car elle est destinée à stocker des microprogrammes. Pour cela, il existe pour la haute capacité de stockage de masse la mémoire flash NAND et le disque dur magnétique. Actuellement, le disque dur propose une capacité 3 fois plus grande que la mémoire flash NAND mais la balance pourrait balancer en faveur de la mémoire flash NAND car sa capacité évolue très rapidement en très peu de temps (la démocratisation de la haute capacité de la mémoire flash s’est faite récemment). Pour l’instant, aucune évolution n’est prévue en terme de capacité pour la mémoire flash NOR, les microprogrammes sont en général très légers.

Le disque dur magnétique dispose de plusieurs atouts qui font la différence en ces temps. Cette technologie est en grande partie recyclable, car elle est formée principalement de métaux, un bon point pour la sauvegarde de l’environnement contrairement à la mémoire flash qui est composée d’oxyde, un matériau polluant, corrosif et dangereux pour l’écosystème s’il n’est pas correctement traité pour être recyclé. Elle s’affiche aussi avec un prix très attractif, 10 fois moins cher que la mémoire flash NAND et une capacité de stockage inégalée.

 

L’oxyde de fer est corrosif, polluant dans l’eau et dangereux pour l’écosystème s’il n’est pas traité pour être recyclé

 

La mémoire flash présente aussi des avantages. En plus d’une vitesse d’exécution élevée, elle dispose d’un plus pour l’environnement ambiant ainsi que l’utilisateur, elle ne s’entend pas pendant son fonctionnement, car elle est « tout électrique » contrairement au disque dur magnétique, qui est mécanique même si les différents constructeurs s’efforcent à camoufler au maximum le bruit des moteurs en fonctionnement. La mémoire flash est aussi très résistante aux chocs, car elle est fonctionnement avec un courant électrique, un disque dur subirait énormément de dégât, mais différents constructeurs intègrent désormais différents composants électroniques capables de détecter les chutes et de les protéger. Elle est aussi très petite par rapport au disque dur : par exemple la carte mémoire microSD a une superficie de 1,5 cm² pouvant atteindre 128 GB alors qu’un disque dur magnétique fait en moyenne 2,5 ou 3,5 pouces en moyenne.

 

Le disque dur magnétique 2,5 pouces à côté d’une microSD

 

Pour l’heure, aucune des technologies de stockage de masse actuelle n’est comparable à la mémoire parfaite. Le disque dur magnétique dispose ses avantages et ses inconvénients, il en est de même pour la mémoire flash. Il se peut quand dans le futur, une nouvelle technologie de stockage de masse verra le jour : croisé disque dur magnétique et mémoire flash, apporter de nouvelles innovations et enfin, atteindre la perfection.

 

Annexe

11                    Interface : port de connexion du périphérique de stockage de masse et un appareil électronique. Différentes interfaces disponibles : S-ATA, P-ATA, SCSI, IDE…

12                    1 To (téraoctet) = 1 000 Go (gigaoctet)

 

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